La montée en puissance de l’électrique et de l’hybride

La montée en puissance de l’électrique et de l’hybride en France : ce que les chiffres 2026 révèlent vraiment

Le marché automobile français est en train de changer de visage à une vitesse que personne n’avait vraiment anticipée. En 2026, un véhicule neuf sur trois vendu en France est 100 % électrique. Les hybrides, toutes variantes confondues, dépassent la moitié du marché. Et le diesel ? Il représente désormais moins de 3 % des ventes. En à peine dix ans, la hiérarchie des motorisations a été complètement renversée.

Voici ce que disent réellement les chiffres — et ce que ça change concrètement si vous avez un véhicule électrique ou hybride à revendre.


Le grand basculement : des chiffres qui accélèrent mois après mois

Le premier semestre 2026 a confirmé une rupture structurelle dans les ventes de voitures neuves en France. Malgré un marché global qui reste en territoire fragile, les motorisations électrifiées progressent à une cadence inédite.

En juillet 2026, les véhicules 100 % électriques ont atteint 35 % de part de marché — soit 52 000 immatriculations en un seul mois, en hausse de 86 % par rapport à juillet 2025. C’est le record historique absolu pour l’électrique en France.

Sur l’ensemble du premier semestre 2026, le 100 % électrique franchit 28 % de part de marché, contre 20 % sur l’ensemble de l’année 2025. La croissance des immatriculations BEV atteint +62,9 % par rapport au S1 2025. En clair : l’électrique ne progresse plus doucement — il accélère.

Sources : Avere-France, baromètres mensuels 2026 ; Mobilians/Dataneo, revue de marché juillet 2026 ; Observatoire de l’Industrie Électrique (OIE), juillet 2026.


L’hybride : désormais la motorisation normale

En juin et juillet 2026, les hybrides — toutes variantes confondues (HEV, MHEV, PHEV, EREV) — représentent environ 49 à 50 % des ventes de véhicules neufs en France. Plus d’une voiture neuve sur deux vendue est hybridée, d’une forme ou d’une autre.

Ce qui s’est passé est simple à comprendre : l’hybride non-rechargeable (HEV) est devenu l’entrée de gamme de référence pour la plupart des constructeurs généralistes. Toyota, Renault, Peugeot, Citroën l’ont massivement intégré à leur gamme abordable. Le résultat : des millions de ménages roulent en hybride sans avoir eu à y réfléchir.

Ce que ça veut dire si vous avez un hybride : votre véhicule n’est plus perçu comme une curiosité. Il correspond exactement à ce que le marché produit en masse, et donc à ce qu’une partie de la demande d’occasion recherche. Le marché secondaire des hybrides se structure progressivement autour des mêmes logiques que le thermique classique.

À noter : les hybrides rechargeables (PHEV) connaissent un repli en 2026, pénalisés par des évolutions fiscales au niveau européen et un usage souvent critiqué (batterie non rechargée = consommation élevée). Ce segment est à surveiller de près si vous en possédez un.

Sources : Beev, analyse juin 2026 ; Mobilians, revue de marché juillet 2026 ; cartegrise.com, bilan S1 2026.


L’électrique pur : un tiers des ventes neuves en quelques mois

En janvier 2026, le 100 % électrique atteignait déjà 25,3 % de part de marché — soit une hausse de plus de 50 % par rapport à janvier 2025 — grâce aux livraisons du leasing social saison 2025. La dynamique ne s’est pas essoufflée ensuite : 23,8 % en février, 29 % en mars, 26 % en avril, 29 % en mai, 30 % en juin, 35 % en juillet.

Ce qui a changé en 2026, c’est aussi qui achète. Les particuliers représentent désormais une part croissante des ventes BEV — portés par le leasing social, l’élargissement de l’offre sur le segment B (Renault 5, Citroën ë-C3, nouveaux modèles) et la baisse des prix à l’achat. C’est un signal important : l’électrique s’est longtemps diffusé via les flottes d’entreprise ; il atteint maintenant les ménages ordinaires.

À l’inverse, le diesel est passé sous la barre symbolique des 3 % de part de marché au S1 2026. Il était encore à plus de 50 % des ventes il y a dix ans. La marginalisation est définitive pour cette motorisation dans les ventes neuves.

Sources : Avere-France, baromètres mensuels janvier à juillet 2026 ; Mobilians/Dataneo ; PFA (Plateforme Automobile Française).


Ce qui se passe sur le marché de l’occasion électrique en 2026

C’est là que les données deviennent particulièrement parlantes pour quiconque envisage de revendre son véhicule.

Un marché qui explose, pendant que l’occasion globale recule

Le marché de l’occasion électrique décolle alors que le marché général de l’occasion est en baisse. Sur le S1 2026, 2 874 679 voitures d’occasion ont changé de mains en France, soit un recul de 3,8 % par rapport à 2025 — pénalisé par la raréfaction des véhicules d’occasion de 2 à 5 ans (effet de la crise des semi-conducteurs de 2021-2022).

Les voitures électriques d’occasion, elles, vont dans l’autre sens.

Au T2 2026, le baromètre Avere-France / Mobilians enregistre 72 244 transactions de VEO (voitures électriques d’occasion). En juin 2026 seul, ce sont 23 222 transactions, soit +73 % par rapport à juin 2025. Et en avril, le marché a atteint un pic à 26 092 transactions+63 % sur un an.

Qui achète un électrique d’occasion en 2026 ?

C’est une donnée particulièrement révélatrice : 76 % des acheteurs de voitures électriques d’occasion venaient du thermique au T2 2026. Pas de l’électrique. Du thermique. Ces acheteurs ont cédé un véhicule essence ou diesel âgé en moyenne de 5,3 ans pour passer à l’électrique.

Cela signifie que le marché de l’occasion électrique n’est plus alimenté par des passionnés qui renouvellent leur VE. Il est alimenté par des familles ordinaires, qui font leur premier passage à l’électrique via l’occasion — parce que c’est plus accessible que le neuf.

La Zoé, l’e-208, la Fiat 500, la Model 3 : toujours les stars du marché

Les quatre modèles qui s’échangent le plus sur le marché de l’occasion électrique restent : Renault ZOE, Peugeot e-208, Fiat 500e, Tesla Model 3. Ce sont les modèles des générations 2019-2022, qui arrivent maintenant à maturité après leurs premiers contrats de leasing. La vague de sortie de contrats va s’intensifier jusqu’en 2027.

Sources : Avere-France et Mobilians, baromètre VEO T2 2026, juillet 2026 ; cartegriseminute.fr, bilan S1 2026.


Ce que ça change si vous avez un électrique ou hybride à revendre

Ces chiffres ont des conséquences très concrètes.

Premier enseignement : le bon moment pour vendre, c’est maintenant. Le marché de l’occasion électrique est en forte croissance, mais l’offre va s’étoffer massivement dans les mois qui viennent — avec l’arrivée des véhicules issus du leasing social 2024 (contrats de 2 à 3 ans). Plus l’offre augmente, plus la pression sur les prix s’intensifie.

Deuxième enseignement : la liquidité dépend du canal. 82 % des voitures électriques d’occasion de moins de 5 ans passent par des réseaux professionnels, pas entre particuliers. Les acheteurs de VEO, qui viennent majoritairement du thermique, ont besoin d’une garantie, d’un interlocuteur, d’une inspection. Vendre à un professionnel spécialisé, c’est vendre plus vite et sans mauvaise surprise.

Troisième enseignement : l’état de la batterie reste le premier critère. Le marché grandit, mais les acheteurs deviennent plus exigeants. Un véhicule dont l’état de santé de la batterie (SOH) est documenté se valorise mieux qu’un autre. C’est précisément pour ça que notre processus d’inspection digitalisée existe.


En résumé

Le marché français de l’électrique et de l’hybride en 2026, c’est ceci : un tiers des ventes neuves est électrique, la moitié est hybride, le diesel est devenu anecdotique. Et sur le marché de l’occasion, les transactions de voitures électriques progressent de 63 à 73 % sur un an pendant que le marché global recule.

Ce n’est pas une tendance à surveiller de loin. C’est le marché dans lequel vous êtes, dès aujourd’hui, si vous possédez un véhicule électrique ou hybride.


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Données vérifiées aux sources primaires : Avere-France, Mobilians, AAA Data, PFA (Plateforme Automobile Française). Dernière mise à jour : août 2026.

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